Avec une tête de quiconque, elle arpente les rues, et si vous la croisez, vous ne penserez peut-être pas la même chose que moi. Je l'ai croisée, un jour comme un autre, je ne sais plus exactement lequel. Ce n'était pas la première fois que je la croisais, mais cette fois-là c'était différent. J'ai croisé son regard. Petite gamine un peu paumée, son masque de fierté remis à la va vite. Vous l'auriez croisé vous ne vous serez pas arrêter. Vous n'aurez peut-être même rien vu.Avec une tête de quiconque, elle arpentait les rues, et je l'ai croisée. Bien sur que ça aurait pu être banal. Bien sur qu'on aurait pu continuer notre bout de chemin chacune de notre côté. Mais c'était plus pareil, en l'espace de quelques seconde quelque chose s'était installée entre Elle & moi.
Je crois que tout a commencé, ce jour où elle est arrivée, où elle s'est dirigée vers moi, où sans un mot, sans une question, elle m'a prise dans ses bras. Elle savait, parce qu'elle ressentait la même chose. Elle savait que son absence serait terrible. Elle m'a pris la main, et depuis ne l'as plus jamais lâchée. Elle m'a pris la main, et de l'autre a effacé nos vieilles rancoeurs.
Elle aurait pu être mon double. Elle est le miroir de mon coeur. Elle sait ce que je ressens, ressens la même chose. Elle trouve les bons mots, tandis que je cherche les miens. Elle est mon dernier rempart. Elle est ma dernière source d'espoir. Elle sait comprendre, elle sait m'ouvrir les yeux. Elle, qui me protège devant les coups bas, les coups durs.
J'ai confiance en Elle, c'est peut-être la seule. La seule à être restée quand le monde me tournait le dos. La seule à avoir pris des risques pour me sauver. La seule à m'avoir toujours montrer son vrai visage, sans mensonges, sans erreurs. La seule à ne pas me juger. La seule à me comprendre. La seule à m'être essentielle.
Sans son amitié, sans Elle, je ne suis plus rien.